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C’est à partir des années 2000 que la France a commencé à perdre ses grandes entreprises. La vente et la délocalisation constituent les principales raisons de cette désertion des entreprises françaises du territoire national. Pour les rachats, on peut citer en exemple le groupe industriel Pechiney qui fut racheté par Alcan, le groupe Alcelor spécialisé dans la sidérurgie qui fut absorbé par Mittal et enfin le groupe industriel Rhodia spécialisé en chimie qui fut repris par Solvay. Concernant la délocalisation, des exemples aussi foisonnent comme celui de Publicis qui a déménagé son quartier général à Londres, le groupe Lafarges qui a préféré la ville de Zurich ou Alstom qui s’est expatrié aux États-Unis. Tout ce remue-ménage a donc occasionné des craintes auprès des responsables étatiques les incitant à adopter des mesures pour arrêter cette désertion des entreprises et industries françaises. Mais en interdisant la mobilité, l’État n’exagère-t-il pas car a priori ce qu’il doit faire, c’est de définir les raisons qui poussent les entreprises à se délocaliser ou à déménager leurs sièges sociaux.

aDes enquêtes ont été menées par l’État à travers l’Inspection générale des Finances pour savoir un peu plus sur les raisons de cet exode des entreprises mais hélas, les résultats ne sont pas publiés au grand public et ne permettent pas de fournir des statistiques sur le sujet. Mais d’ores et déjà, on sait d’avance que cette désertion des entreprises et industries françaises est surtout occasionnée par l’ouverture à l’international de l’économie nationale, par la récession de notre attractivité et de la notoriété de nos entreprises et industries. Toutefois, des études sur la délocalisation ont permis de démontrer que les entreprises n’ont pas tout à fait lâché la France. En réalité, les vraies délocalisations qui équivalent à la fermeture totale d’une société en France et à la réouverture d’une autre identique à l’étranger ne représentaient au plus que 7 % des industriels français.

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